NORVÈGE SUD (DE RUNDE À LA FIN)

19 juillet 2010 au 9 août 2010

Lundi 19 juillet 2010

On quitte ce petit camping, que nous avons trouvé bien pratique, vers 10 h 15.

On prend la direction de Ørsta par un tunnel à péage. On fait attention à la vitesse car il y a un radar en plein milieu et le GPS ne le signale pas à cause du tunnel.

Ørsta on fait quelques courses et on prend la route qui mène à Sæbø où nous embarquons sur un ferry pour Lekneset.

On s'arrête peu après Urke pour déjeuner au bord du fjord. Les paysages deviennent intéressants.

Un petit essai de pêche se solde par un échec. On ne peut pas gagner à tous les coups!

Nous continuons la route qui nous mène à Hellesylt.

Le paysage est de plus en plus beau et sauvage. Les montagnes sont encore enneigées, il y a beaucoup de cascades et de temps à autre des petites maisons de pierre au toit engazonné sont disposées ça et là. On a du mal à les distinguer tant elles se confondent avec la nature.

Des vaches et des moutons errent en liberté sur la chaussée.

A 15 h 30 nous sommes à Hellesylt pour le ferry de... 15 h 30 qui doit nous emmener à Geiranger. Nous embarquons de justesse et le ferry démarre aussitôt. Le timing était parfait.

Nous sommes maintenant sur le Geirangerfjorden, le plus célèbre des fjords de Norvège, dont les parois tombent à pic dans l'eau, en route pour une croisière d'une heure.

Le Geirangerfjorden
Le Geirangerfjorden

C'est un enchantement. Il ne s'agit pas d'une traversée en ferry ordinaire, mais d'une mini-croisière. Durant le trajet des explications sont données par haut-parleur en 4 langues, dont le français. Tout le monde est assis sur le pont supérieur et profite du spectacle.

Même le soleil est de la partie!

Nous arrivons à Geiranger et tout de suite nous partons à l'assaut de la route des aigles.

Nous avons choisi ce trajet car la route des aigles n'est spectaculaire que dans les derniers kilomètres qui la mènent à Geiranger. Aussi quand nous arrivons au dernier virage où il y a un belvédère, nous faisons demi-tour.

La vue sur le fjord et sur Geiranger est époustouflante. Nous sommes montés de 600 m en quelques virages.

Après avoir pris quelques photos nous redescendons à Geiranger.

La ville est très touristique et l'escale d'un bateau de croisière apporte un surcroit d'activité et un va-et-vient d'autobus qui emmènent les passagers pour faire des excursions.

Nous ne nous attardons pas et nous prenons la direction du sud par la Route 63 vers Dalsnibba.

La montée est aussi impressionnante que celle de la route des aigles et après quelques belles vues sur le Geirangerfjorden nous nous retrouvons en pleine montagne à plus de 1000 m d'altitude.

Nous nous arrêtons à l'intersection de la Route 63 et de la Route 15, où une grande aire de pique-nique près du lac Langvatnet, nous attend pour passer la nuit.

 

 Il fait toujours beau, mais la température fraîchit du fait de l'altitude.

 

Nous avons fait 162 km aujourd'hui. (Total 14592). Parking du Langvatnet (N62.01345, E7.40187, gratuit)


Mardi 20 juillet 2010

– Pluie le matin, pluie l'après-midi, pluie le soir, 13°.

 

Calme encore une fois sur cette aire de pique-nique.

Il a plu une grande partie de la nuit, avec du vent et ce matin, quand nous partons faire la route 258 ou Gamle Strynefjellsvegen (ancienne route du Strynefell), la pluie nous accompagne encore.

Gamle Strynefjellsvegen (ancienne route du Strynefell)
Gamle Strynefjellsvegen (ancienne route du Strynefell)

Cette route est superbe, tracée sur un plateau cerné de sommets enneigés, longeant des lacs aux eaux bleues.

Elle n'est pas revêtue sur sa majeure partie et pour se croiser il faut utiliser les passing-places. Surtout que des autobus de tourisme l'empruntent et ils ne font pas de cadeaux aux pauvres camping-caristes que nous sommes.

Mais on y arrive quand même et on jouit du spectacle malgré la pluie.

La descente est, elle aussi, spectaculaire (ces mots sont souvent répétés, mais il est difficile d'employer d'autres termes pour ces paysages fabuleux).

On suit un torrent impétueux, la route est une succession de virages serrés et il faut faire attention aux moutons en liberté.

Nous arrivons à Stryn où nous faisons un plein de GO et nous déjeunons. La pluie ne s'arrêtant pas, nous sommes hésitants sur le programme à suivre.

On aimerait bien pêcher, mais si la pluie est bonne pour le poisson, le pêcheur préfère, lui, être au sec.

On avait prévu d'aller au glacier de Briksdal, mais si le temps est bouché on ne va rien voir.

Mais comme il faut bien se décider on opte pour le glacier en espérant un retour du beau temps.

La vallée d'Olden qui mène au glacier est magnifique, une des plus belles routes qu'on ait vues. Elle n'est pas spectaculaire comme la route des Trolls ou celle des Aigles, mais elle est encadrée par de belles montagnes d'où dévalent de puissantes cascades, et elle suit des lacs paisibles de couleur émeraude. Au loin se dessine le glacier.

Et c'était sous la pluie! On vous dit pas sous le soleil!

Au bout on arrive à un parking où on laisse le CC.

Il y a des petites voitures qui proposent de monter au glacier, mais, n'écoutant que notre courage, nous décidons d'utiliser nos mollets.

Et en route pour une marche de 4 km pour atteindre le pied du glacier, une langue de glace coincée entre deux parois rocheuses qui finit dans un lac. C'est une petite partie du plus grand glacier de Norvège, le Jostedalsbreen.

Le chemin est assez facile, bien revêtu, en pente régulière et les 4 km sont avalés en... 1h1/2! Oui, on n'est pas des rapides.

On suit le torrent tumultueux formé par la fonte du glacier. A un endroit on emprunte une passerelle juste devant une énorme cascade et on prend une sacrée douche. Avec la pluie on n'avait pas besoin de ça en plus!

langue glaciaire du glacier Svartisen
langue glaciaire du glacier Svartisen

Enfin on arrive au bout de la piste et le glacier se présente, avec ses reflets bleus, dans toute sa majesté.

On est récompensés de nos efforts et on reste un moment à l'admirer.

On passe la nuit sur ce parking
On passe la nuit sur ce parking

Nous descendons rapidement (1h quand même!) et nous rejoignons le CC, trempés de la tête aux pieds, mais contents de notre balade.

On peut rester la nuit sur le parking, moyennant un supplément, et comme il est déjà 18h30, nous nous y installons pour la nuit.

 

Nous avons fait 125 km aujourd'hui. (Total 14.717). Parking du glacier (N61.66325, E6.81961, payant)


Mercredi 21 juillet 2010

– Beau et chaud... C'est de l'humour!, 15°.

 

On n'a pas été embêtés par les voisins car nous avons passé la nuit seuls sur ce parking.

La proximité du torrent et ses grondements ne nous ont pas perturbés. Par contre, la pluie, oui.

Il a plu toute la nuit !

Vallée d'Olden
Vallée d'Olden

Nous quittons cette étape vers 10 h 15 et nous reprenons en sens inverse la vallée d'Olden, toujours aussi belle, même nappée de nuages gris. Il pleut.

Nous prenons la route 60 vers le sud. Elle grimpe un col au sommet duquel il y a une station de ski avec des parkings. Il pleut.

Nous descendons ensuite sur Byrkjelo où nous rejoignons la E39 et la vallée de Våtedalen. Il pleut.

Cette vallée est belle, elle aussi, et sauvage. Malgré la pluie les couleurs sont étonnantes dans toute la gamme des verts. Alimentées par les pluies abondantes, les cascades ruissellent de partout. On les compte par centaines ou plutôt on ne les compte pas tant il y en a. Il pleut.

On longe ensuite un lac, le Jølstravatnet, au bord duquel nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique pour déjeuner. Il pleut.

Sur la route 13
Sur la route 13

A Moskog on prend la route 13 vers Balestrand. C'est une vraie route de montagne, avec des lacets, des lacs, encore des cascades et des points de vues vertigineux. Il pleut.

Malheureusement une partie du spectacle est gâché par le brouillard, mais ce qu'on voit est quand même très beau. Il pleut.

Un peu avant Balestrand nous rejoignons le Sognefjorden qui est le plus long fjord du monde (dixit le Routard), en tout cas de Norvège. Il pleut.

Nous visitons l'église Saint Olav à Balestrand. Il pleut.

Nous faisons encore quelques kilomètres le long du fjord pour trouver, à Kvamsøy, une aire de pique-nique au bord de l'eau, qui nous accueillera pour la nuit. Il pleut.

En soirée, trouvant sûrement le climat trop sec, un orage se déchaîne au-dessus de nos têtes, déversant des tonnes d'eau.

 

Nous avons fait 226 km aujourd'hui. (Total 14.943).  Kvamsøy, aire de pique-nique (N61.13077, E6.48269, gratuit)


Jeudi 22 juillet 2010

– Beau et chaud... C'est pas de l'humour!, 18°.

Un restant de pluie nous réveille ce matin, mais on a confiance: il fera beau!

La nuit a été calme.

Nous partons prendre un ferry à Dragsvik pour Hella. Le soleil fait son apparition et les paysages prennent une autre dimension.

Dans la file d'attente un jeune garçon vend des fraises et surtout de magnifiques framboises. Nous nous laissons tenter.

Le trajet est court, 10 mn, et peu après le débarquement nous nous arrêtons à Leikanger au bord du fjord pour une tentative de pêche qui se solde par un échec.

A Sogndal nous faisons les services et nous continuons jusqu'à Kaupanger.

Kaupanger, vue sur le Sognefjord
Kaupanger, vue sur le Sognefjord

Là, un ferry doit nous emmener à Gudvangen, tout au fond du Nærøyfjorden.

Nous nous renseignons sur les horaires. Il n'y a que 3 ferries par jour, à 9h30, 12h et 16h.

Trop tard pour les 2 premiers et celui de 16 h ne nous convient pas car nous arriverions à 18h30, ce qui est, à notre avis, trop tard.

Nous décidons de prendre celui de 9h30 demain matin et de rester ici pour la nuit.

Nous déjeunons sur le parking de l'embarcadère  avec une belle vue sur le fjord. Nous allons ensuite à pied visiter la stavkirke de Kaupanger qui est très belle.

Au retour nous visitons aussi le musée consacré aux bateaux du fjord, intéressant petit musée qui a la particularité d'être gratuit (fait suffisamment rare en Norvège pour être signalé).

Jacques essaie encore de pêcher à partir d'un ponton aménagé en plongeoir, sans succès et nous passons l'après-midi à regarder des jeunes sauter dans l'eau du fjord avec entrain et à contempler le panorama qui change d'heure en heure en fonction de la lumière.

 

Dans la soirée 2 CC français nous tiennent compagnie.

 

Nous avons fait 74 km aujourd'hui. (Total 15.017). Parking du ferry à Kaupanger (N61.18370, E7.24865, gratuit)


Vendredi 23 juillet 2010

– Beau et chaud... Pourvu que ça dure!, 19°.

 

Encore une nuit calme, mais réveil tôt pour prendre le ferry à 9h30.

Il y a beaucoup de monde à l'embarquement et une certaine pagaille règne pour entrer toutes les voitures à bord.

Nous partons avec 20 mn de retard sous un ciel radieux.

Mais l'attente en valait la peine car cette mini-croisière de 2 h est magnifique. Nous suivons le Sognefjord, large, majestueux, bordé de cultures fruitières, puis nous bifurquons sur l'Aurlandsfjord, un peu plus étroit et aux parois plus abruptes, pour finir par le Nærøyfjord, le plus étroit des fjords de Norvège.

Très belle croisière, encore plus belle que celle du Geirangerfjord. En route nous entrevoyons des ailerons de marsouins qui affleurent de l'eau.

A bord nous faisons connaissance avec un petit groupe venant du Nord, et à la sortie du ferry ils nous font une véritable haie d'honneur ponctuée de "Allez les chtis!" sympathiques.

Nous prenons aussitôt la route de Undredal, petit village situé au bout d'un cul-de-sac. C'est beau et reposant. Nous y déjeunons et le visitons. C'est vite fait car c'est tout petit, coincé entre le fjord et 2 montagnes.

Un long tunnel nous emmène à Flåm que nous avons décidé de ne pas visiter ni d'emprunter son célèbre Flåmsbana, train touristique qui emmène ses passagers dans la montagne.

C'est par 2 autres tunnels que nous quittons Flåm et que nous arrivons à Aurlands.

Là nous avons le choix pour gagner Lærdal, entre le plus long tunnel de Norvège (24 km) ou l'ancienne route 243 (48 km).

Nous optons pour cette dernière et nous ne le regrettons pas.

La route s'élève rapidement en lacets, offrant de superbes vues sur le fjord et la ville d'Aurlands. C'est encore une route vertigineuse où les croisements sont difficiles, mais tellement belle!

 

Aussi impressionnante, sinon plus, que la route des Trolls, en tout cas dans la même catégorie des routes à sensations fortes.

Aurlandsfjord
L'Aurlandsfjord. A notre avis, un des plus beaux fjords de Norvège
Sur la route 243
Sur la route 243

Elle se poursuit sur un haut plateau désertique et vert. Tout est vert: les rochers recouverts de lichens verts, la mousse, l'herbe, seuls les lacs donnent une touche bleue à ce tableau largement éclairé par le soleil.

Bivouac à Lærdal
Bivouac à Lærdal

A Lærdal nous visitons le musée du saumon qui nous a un peu déçus. Une bonne note toutefois pour les traductions en français que l'on trouve partout, ainsi que pour la projection d'un film lui aussi en français.

Il est interdit de passer la nuit sur le parking du musée aussi nous allons au parking du ferry pour passer la nuit.

 

Jacques, toujours confiant, essaie de pêcher mais il rentre bredouille encore une fois!

 

Nous avons fait 94 km aujourd'hui. (Total 15.111). Lærdal Parking du ferry (N61.10105, E7.46443, gratuit).


Samedi 24 juillet 2010

– Beau et chaud, 21°.

 

Calme la nuit? Oui, comme d'habitude.

 

A 10h15 nous allons en ville pour faire quelques courses puis nous prenons la route E16 pour nous rendre à l'église en bois debout de Borgund.

Après quelques kilomètres nous voyons un panneau "Historic Route" vers la gauche.

Après un rapide coup d'œil à la carte nous nous rendons compte que cette route, bien que plus longue, nous fait éviter 2 tunnels et passe par le lit de la rivière, ce qui nous intéresse beaucoup. Nous ne le regrettons pas et nous profitons des beaux paysages plutôt que d'être enfermés dans des tunnels.

Au terme de la route nous arrivons à l'église de Borgund, une des 28 restantes, les autres ayant disparu.

On a enfin l'explication du terme "en bois debout".

C'est parce que leur ossature est composée de troncs d'arbres mis en position verticale autour desquels on construisait l'église. Celle-ci est bien conservée et c'est l'une des plus belles.

Cette visite achevée nous continuons la E16 et après une pause déjeuner sur une aire de pique-nique nous bifurquons sur la route 53 vers la station de sports d'hiver de Tyinosen.

La montagne est constellée de petits chalets aux toits herbus. En ce samedi de vacances beaucoup de Norvégiens ont fait le déplacement.

La route manque d'intérêt sauf dans les derniers km, avant d'arriver à Øvre-Årdal où une descente en lacets offre de belles vues sur la ville et son lac.

Nous avions prévu de remonter directement sur Turtagrø à travers la montagne, mais l'étude de l'itinéraire sur le GPS laisse craindre une route très difficile. Elle ne figure même pas sur notre carte au 1/800 000, tant elle est petite.

La raison l'emportant nous décidons de faire le tour par Sogndal.

Comme le trajet passe par Kaupanger où nous étions il y a 48 h, nous nous y arrêtons pour la nuit.

 

 

Nous avons fait 159 km aujourd'hui. (Total 15.270). Parking du ferry à Kaupanger (N61.18370, E7.24865, gratuit)


Dimanche 25 juillet 2010

 – Beau et chaud, pluie en soirée, 21°.

 

Nous levons le camp à midi après une nuit calme et sous un chaud soleil.

Nous prenons la direction de la route 55, classée route touristique.

 

 

 

La petite marchande de fraises.
La petite marchande de fraises.

La route longe d'abord le Lustrafjord. Sur une aire de repos nous achetons des fraises et des framboises (toujours aussi succulentes).

 

Nous nous arrêtons au bord du fjord pour déjeuner.

La chaîne du Jotunheimen et le Galdhøpiggen.
La chaîne du Jotunheimen et le Galdhøpiggen.

La route s'élève ensuite en lacets serrés pour monter à l'assaut du plateau de Leirdalen.

 

Là-haut nous découvrons un paysage assez désertique avec une vue sur les plus hauts sommets de Norvège et leurs glaciers, la chaîne du Jotunheimen avec le plus haut sommet,  le Galdhøpiggen.

Nous passons un col à 1400 m. Le temps devient nuageux.

La descente sur Lom est plus riante, la végétation est plus riche et la route suit un torrent aux eaux vertes.

 

A Lom nous allons voir l'église en bois debout, mais seulement de l'extérieur.

Nous repartons vers Lillehammer en faisant un détour par les routes 51 et 257 dans l'espoir de trouver un emplacement pour la nuit.

Hélas le lobby des terrains de camping fonctionne bien car le moindre espace où on pourrait poser nos roues est décoré d'un panneau camping interdit.

 

Pour finir c'est à Heidal que nous trouvons une aire de pique-nique non pourvue du fameux panneau.

Il y a des WC publics et même une douche (payante). Nous nous installons pour la nuit en espérant ne pas être éjectés. On vous en dira plus demain. La pluie se met à tomber, ça faisait longtemps qu'on ne l'avait pas vue!

  

Nous avons fait 210 km aujourd'hui. (Total 15.480). Parking d'Heidal, (N61.75828, E9.28626, gratuit).


Lundi 26 juillet 2010

– Temps couvert, petites pluies, 20°.

 

On n'a pas été expulsé et la nuit a été... calme, comme d'habitude.

En route dès 10h nous continuons la route 257 qui suit la rivière Sjoa sur laquelle des sportifs font du rafting. Elle est bordée de chalets en bois aux toits herbus, mais ici, contrairement à ce qu'on voit près de la mer, ils ne sont pas peints de couleurs vives, mais gardent l'aspect du bois vieilli.

 

Stavkirke de Ringebu
Stavkirke de Ringebu

Puis nous rejoignons la E6, direction Lillehammer.

A Ringebu nous nous arrêtons pour voir de l'extérieur l'église en bois debout et nous reprenons la E6.

C'est une autoroute, au dire des cartes.

En fait c'est une route à 2 voies uniques, parfois séparées par une glissière, parfois par une simple ligne jaune. La vitesse y est limitée à 80 km/h, parfois moins, et il y a quelques radars pour vous inciter à ne pas dépasser ces vitesses.

On ne peut donc pas doubler et tout le monde se suit à la queue-leu-leu.

 

Elle suit une rivière, la Lågen, le paysage est verdoyant mais n'a rien d'exceptionnel.

Lillehammer est une ville moyenne qui est encore toute auréolée de sa gloire olympique de 1994.

 

Nous allons directement aux parkings signalés par des Ccaristes, au pied des tremplins de saut à ski. Malheureusement nous constatons que ces parkings, autrefois gratuits, sont maintenant payants 24h/24.

De là nous avons une belle vue sur la ville et ses environs.

Nous allons sur le parking du musée des J.O. pour déjeuner. Un panneau d'interdiction de camper y est installé.

Après le déjeuner nous allons au Mac Do, puisqu'il y en a un ici, et nous mettons le blog à jour grâce à la connexion internet.

Nous repartons à la recherche d'un endroit pour la nuit et à la station de ski de fond, à 4 km de Lillehammer, nous trouvons d'immenses parkings vides... et payants.

Nous profitons pour faire un petit tour des installations qui sont superbes, mais sans neige on a du mal à se faire une idée précise de l'ensemble.

Nous retournons aux tremplins de saut, mais cette fois à leur sommet.

La vue est impressionnante et on peut mesurer le talent et le courage de ceux qui s'élancent d'ici.

 

Malgré l'insistance de Mireille, Jacques n'a pas osé s'inscrire au saut sur tremplin synthétique qui fonctionne toute l'année...

Parking de Lillehammer
Parking de Lillehammer

Là-haut un parking existe aussi, et nous nous y installons, dans la verdure

Nous y serons rejoints par 2 petits fourgons.

 

Nous avons fait 161 km aujourd'hui. (Total 15.641). Parking haut du tremplin de ski (N61.12675, E10.49615, payant mais horodateur en panne).


Mardi 27 juillet 2010

– Très beau temps, 24°.

 

Pas un bruit cette nuit sur ce parking. Il fait beau! A 10h nous allons voir les jeunes skieurs s'entraîner.

C'est très impressionnant.

Nous allons ensuite à Lillehammer faire un petit tour de ville que nous n'avons pas fait hier à cause de la pluie.

Rien de très particulier à visiter, hormis les installations olympiques que nous avons vues hier. Nous faisons un aller et retour dans la Storgata, bordée de maisons en bois, où règne déjà une belle animation.

Ici toutes les villes et même les villages ont une Storgata qui veut dire "Grand-rue".

Stavkirke de Torpo
Stavkirke de Torpo

Nous quittons Lillehammer pour nous rendre à Gol par les routes 250, 33 et 51.

L'église de Gol a été démontée pour être exposée au musée d'Oslo.

A sa place il y a maintenant une reproduction et nous ne voyons pas d'intérêt à faire cette visite. Nous la voyons de loin, à travers un rideau d'arbres, et ça nous suffit.

 

Nous prenons ensuite la route 7 vers Geilo. En chemin nous faisons une halte à Torpo où il y a une vraie stavkirke. Nous la regardons de l'extérieur, la trouvons jolie, mais elle est fermée.

Geilo, parking du stade de ski de fond
Geilo, parking du stade de ski de fond

Arrivés à Geilo nous repérons le parking du stade de ski de fond où sont déjà installés quelques CC et nous décidons d'y passer la nuit.

Il fait toujours aussi beau.

 

 

 

Nous avons fait 212 km aujourd'hui. (Total 15.853).  Parking du stade de ski de fond (N60.53580, E8.22471, gratuit).


Mercredi 28 juillet 2010

– Beau temps, 23°.

 

Ce matin quelques sportifs font des tours de stade en ski à roulettes et comme c'est de l'entraînement pour le biathlon, ils s'exercent aussi au tir à la carabine.

Heureusement ils sont arrivés assez tardivement ce qui nous a permis de passer une nuit calme.

Le temps reste beau mais un peu plus couvert qu'hier.

 

Nous continuons la route 7, classée route touristique nationale.

Elle grimpe sur le plateau de Hardangervidda, étendue désertique parsemée de lacs et de rochers couverts de lichens. C'est sauvage et beau à la fois. Par endroits des voyageurs ont érigé des cairns en témoignage de leur passage.

Sur un parking un vendeur propose des cerises et du Geitost. C'est un fromage de chèvre au caramel. Même coupé en fine lamelle Mireille ne s'y fait toujours pas et Jacques n'a même pas voulu y goûter. Par contre les cerises sont excellentes.

Les linaigrettes sont encore en fleur sur le plateau, ce qui donne une petite touche blanche dans cet univers quasi minéral.

La descente sur Eidfjord est ponctuée par la visite de la cascade de Vøringfossen, impressionnante avec sa chute de 180 m de hauteur, et par de nombreux tunnels dont un en colimaçon qui nous fait faire un tour complet sous la montagne avant de ressortir plusieurs dizaines de mètres plus bas.

Hardangerfjorden
Hardangerfjorden

On prend un ferry et on évite un nouveau tunnel en empruntant la route 572, qui nous emmène le long du Eidfjorden, auprès duquel nous déjeunons, avant de s'élever doucement en lacets et rejoindre la route 7 qui suit le Hardangerfjorden.

C'est encore une fois très beau.

Nous continuons de longer le fjord par la route 49 puis nous obliquons vers le nord sur la route 48 pour arriver à Eikelandsosen sur une aire de services et de stationnement où nous nous installons face au fjord.

 

Nous avons fait 253 km aujourd'hui. (Total 16.106). Aire d'Eikelandsosen (N60.24086, E5.74323, gratuit).


Jeudi 29 juillet 2010

– Beau temps, 24°.

 

Il a bien plu cette nuit, mais ce matin le soleil est de retour.

Nous avons décidé d'aller visiter Bergen qui n'est qu'à 50 km du lieu où nous nous trouvons.

Comme nous savons qu'à l'aire de Bergen le stationnement est compté de 14h à 14h, nous ne nous pressons pas.

Jacques fait une belle partie de pêche, fructueuse, tandis que Mireille fait différents petits travaux dans le CC et des courses au magasin voisin.

 

Nous déjeunons sur place et prenons la route vers 13h.

Après une petite traversée en ferry nous arrivons à Bergen, sur l'aire de stationnement réservée aux CC, vers 14h15 (N60.38236, E5.31716, payante).

Mise à jour 2013: Attention cette aire n'existe plus. Il faut maintenant aller 24 Vilhelm Bjerknes'vei, BERGEN Arstad (N 60.3543, E 5.35883)

 

ancienne aire de Bergen
ancienne aire de Bergen

 

Cette aire présente comme principal avantage d'être situé à moins d'une ½ h à pied du centre. Elle permet donc de laisser le CC sur un parking au lieu de tourner et de payer un stationnement en ville, sans compter que Bergen ayant instauré le péage urbain, vous êtes redevable d'une certaine somme chaque fois que vous passez sous un portique.

Autre avantage, les emplacements sont assez larges, une zone de non-stationnement existant entre chaque emplacement.

Au chapitre des inconvénients on peut citer un environnement assez ordinaire et bruyant, mais on est en ville et comme nous avons trouvé une place en bordure du quai, la vue n'est pas si mauvaise.

 

Citons aussi les sanitaires et les installations pour les services qui sont sommaires.

Nous faisons la connaissance d'un sympathique couple de Ccaristes du Pas-de-Calais, Cathy et Patrice, et nous décidons de partir à 4 pour visiter le centre.

Nous avons de la chance car Bergen, qui est la ville de Norvège où il pleut le plus, est noyée sous le soleil. Il fait même chaud!

Il y a beaucoup de gens qui déambulent dans les rues où on trouve des artistes de rue qui exercent leurs talents.

Nous visitons le célèbre marché aux poissons, mais nous n'y achetons rien, Jacques étant le fournisseur exclusif du poisson pour ce voyage!

Nous visitons aussi le vieux quartier de Bryggen et nous nous promenons à travers la ville.

Nous sommes de retour au CC à 19h30, juste à temps pour prendre l'apéritif dehors, près de l'eau, en compagnie de Cathy et de Patrice.

Il fait beau, on est en vacances, on est bien, elle est pas belle, la vie?

 

 

Nous avons fait 50 km aujourd'hui. (Total 16.156). Aire de Bergen, maintenant fermée.


Vendredi 30 juillet 2010

– Temps pluvieux, crachin, 18°.

 

On était en ville et les bruits de circulation étaient inévitables. Mais on se serait bien passé des vociférations de quelques fêtards qui nous ont réveillés en pleine nuit!!!

Le temps n'a pas apprécié non plus et a viré à la pluie.

Nous quittons Cathy et Patrice qui montent vers le nord et nous prenons la direction de Stavenger.

 

Le ferry se glisse entre les îles
Le ferry se glisse entre les îles

Nous prenons 2 ferries pour aller sur l'île de Stord.

Les paysages sont jolis et sauvages, mais le temps ne les met pas en valeur et puis on est peut-être un peu blasés tant on a vu de choses magnifiques.

Nous voulons aller sur lîle de Bomlo mais une erreur d'attention nous fait emprunter à tort le tunnel qui ramène au continent en descendant à 270 m sous le niveau de la mer! Pas question de faire demi-tour.

Nous continuons donc et après quelques recherches laborieuses, nous finissons par trouver un emplacement pour la nuit sur une minuscule plateforme, que nous supposons en terrain privé. C'est la raison pour laquelle nous préférons ne pas en donner les coordonnées.

Il est 23 h, on n'a pas encore été virés, on verra bien demain...

Peu de photos aujourd'hui à cause du mauvais temps. On espère se rattraper demain.

 

Nous avons fait 213 km aujourd'hui. (Total 16.369).


Samedi 31 juillet 2010

– Temps pluvieux, crachin, 16°.

 

On n'a pas été délogés et on a passé une bonne nuit calme.

Le temps n'a pas changé, toujours un petit crachin qui nous ennuie.

 

On fait un petit tour à Haugesund, mais la ville n'a rien d'intéressant. Jacques pensait voir des plates-formes pétrolières, mais il n'y en avait pas ni en construction, ni en réparation.

église d'Avaldsnes.
L'obélisque frôle le mur de l'église d'Avaldsnes.

Nous nous arrêtons à l'église de Avaldsnes dont le mur est frôlé par une obélisque penchée, on ne sait pas trop bien pourquoi. Comme elle est fermée et qu'il pleut, nous ne nous attardons pas et nous n'en saurons pas plus que ce que les guides nous disent.

On descend par la presqu'île de Karmøy jusqu'à Skudeneshavn.

Nous avons décidé de prendre un ferry direct jusque Stavanger. Il n'y en a que 4 par jour et le prochain est à 13h50. Il n'est que 12h15 aussi nous choisissons de manger dans le CC en attendant. Il pleut tellement que nous n'avons même pas envie de faire un petit tour dans la ville.

La traversée dure 1h20, mais nous ne profitons pas des paysages car l'horizon est bouché. Arrivés à Stavanger nous essayons de chercher un parking de musée.

Le centre ville est très encombré. Il y a une fête et des stands sont installés tout autour du port. Un grand navire de croisière est amarré au quai et les visiteurs affluent.

Nous ne réussissons pas à atteindre les parkings convoités et nous remontons vers le nord pour aller au phare de Tungenes fyr.

Il y a là des parkings accueillants et déserts.

Il y a aussi un petit port de plaisance. C'est là que nous passerons la nuit.

Pour les photos, c'est comme hier, il n'y en a pas beaucoup à cause de la pluie qui continue de tomber, et les paysages n'ont pas la qualité de ceux que nous avions vus avant.

 

Nous avons fait 276 km aujourd'hui. (Total 16.645). phare de Tungenes fyr (N59.03353, E5.58681, gratuit)


Dimanche 1 août 2010

 – Temps ensoleillé avec passages nuageux, 20°.

 

A 8 h c'est une plate-forme pétrolière qui nous a réveillés! Hier on cherchait après, aujourd'hui c'est elle qui vient à nous. Elle est tirée par un gros navire rouge et passe à 100m du rivage. C'est un monstre d'acier qui mesure plusieurs dizaines de mètres de hauteur. C'est impressionnant.

On la retrouve amarrée près de l'embarcadère des ferries et on en profite pour faire des photos.

Nous allons ensuite à Stavanger que nous n'avons pas pu visiter hier à cause du monde et de la pluie.

Comme c'est dimanche, les rues sont beaucoup plus calmes et nous pouvons à loisir flâner autour du port et dans les ruelles avoisinantes.

C'est une belle ville, qui possède de nombreuses maisons de bois très bien préservées, étagées le long d'une colline et construites le long de rues qui descendent en forte pente vers le port.

Après cette visite, sous le soleil, nous reprenons la route vers le Lysefjord que nous voulons parcourir en ferry.

A Sandnes nous faisons les services dans une station Statoil et, avisant un Mac Do, nous profitons de sa connexion internet pour mettre à jour le blog.

Nous déjeunons sur place et reprenons la direction de Lauvvik pour y prendre le ferry.

Malheureusement nous arrivons à 15h 30 alors que le ferry est parti depuis ½ h. Il n'y en a que 2 par jour, à 9h et à 15h, aussi nous nous résignons à attendre demain pour prendre celui de 9h.

Un parking près de l'embarcadère nous accueillera pour la nuit.

C'est donc une après-midi de repos forcé qui nous attend, mais ça fait du bien aussi de ne rien faire de temps en temps, si ce n'est une petite balade qui nous permet d'admirer des vanneaux huppés.

 

Nous avons fait 64 km aujourd'hui. (Total 16.709). Parking embarcadère Lysefjord (N58.89317, E6.05125, gratuit)


Lundi 2 août 2010

– Beau temps, 21°.

 

Réveil tôt car le ferry est à 9 h. Cette nuit quelques gouttes de pluie nous ont fait craindre un temps maussade, mais ce matin un timide soleil fait son apparition.

Nous embarquons pour une croisière de 2 h ½ sur le Lysefjord.

Nous sommes enchantés par cette mini-croisière.

Nous passons au pied du Preikestolen. Vous savez? Le fameux rocher qui fait 600 m de haut et qu'on voit souvent sur des pps. On n'aurait pas su l'escalader alors on se contente de le contempler du bas, bien qu'il soit quelque peu voilé par des nuages.

On voit aussi des phoques qui se prélassent au soleil. Attention, cherchez-les bien sur la photo car ils se confondent avec les rochers. Combien en repérez-vous?

Il y a aussi des fous qui sautent en parachute de près de 1000m et qui font une chute libre de plusieurs centaines de mètres à ras du rocher avant d'ouvrir leur voile, et aussi l'autre fameux rocher, le Kjeragbolten qui est coincé entre 2 parois. Mais il est loin et la photo ne donne rien.

Notre bateau prend le temps de bien tout nous montrer, frôlant les falaises du fjord, s'arrêtant pour voir les phoques et même faisant un arrêt imprévu lorsqu'il voit les parachutistes. Le capitaine guette avec ses jumelles, et nous prévient lorsqu'il aperçoit un sauteur s'élancer. Cela nous permet de passer ¼ h de plus à bord.

Une super belle matinée que nous passons sous un soleil de plus en plus généreux.

Arrivés à Lysebotn, nous nous lançons à l'assaut de la route 500. Une sacrée route! Sur le GPS on a l'impression qu'elle fait des nœuds tant les lacets et les tunnels se croisent.

Mais qu'elle est belle! Un régal que nous recommandons vivement.

Sur le parking d'Helleren
Sur le parking d'Helleren

Sur le plateau les paysages sont superbes et la route serpente entre les lacs.

Nous prenons à droite vers la station de ski de Sirdal puis nous suivons la vallée de Sirdalen par la route 468, agréable, et enfin la route 42 nous ramène sur la côte à Egersund.

Nous suivons la côte vers le sud par la route 44 et peu après Hauge, à Helleren, le parking d'un site touristique nous convient bien pour passer la nuit.

Un CC allemand nous tiendra compagnie.

 

Nous avons fait 182 km aujourd'hui. (Total 16.891). Parking d'Helleren (N58.32862, E6.35299, gratuit)


Mardi 3 août 2010

– Beau temps, 22°.

 

Encore une fois nous avons passé une nuit calme.

Nous reprenons la route 44 vers Flekkefjord.

Cette route nous surprend par son relief et ses virages en lacets. On pensait voir la mer, mais en réalité ce sont de nombreux lacs qui la longent, tous plus jolis les uns que les autres.

A Flekkefjord nous faisons une petite visite de cette cité balnéaire, et nous profitons pour faire quelques courses.

Les appartements qui donnent sur la mer sont équipés de garages à bateaux.

Flekkefjord
Flekkefjord
Borhaug
Borhaug

Nous prenons un bout de la E39 puis nous bifurquons pour rejoindre la mer et le phare de Lista Fyr.

Après une courte promenade autour du phare nous nous rendons au port voisin de Borhaug dont nous trouvons le quai accueillant.

Nous nous rendons compte alors qu'il y a une aire de services et une douche à disposition. Nous nous installons.

Il est assez tôt pour que Jacques essaie de pêcher. Ça ne donne rien, mais nous pouvons observer une sorte de grosse belette, peu farouche, qui, elle, ramène du poisson...

Nous n'avons pas pu identifier cet animal, aussi long qu'un chat, car nos livres ne sont pas assez complets. Peut-être un vison d'Amérique?

 

Nous avons fait 86 km aujourd'hui. (Total 16.977). Port de Borhaug (N58.10075, E6.58231, gratuit).


Mercredi 4 août 2010

– Beau temps, passages nuageux, 21°.

 

Toujours calme la nuit. Ce matin nous regardons les pêcheurs rentrer et nous prenons notre temps dans ce petit port.

Pêcheur de langoustines
Pêcheur de langoustines

Nous prenons la route vers 11h30 en direction de Farsund. Nous nous y arrêtons sur un parking au bord de l'eau où sont déjà plusieurs CC, pour déjeuner.

Nous essayons ensuite de suivre la côte au plus près et nous empruntons de toutes petites routes. Les vues sur la mer sont toujours aussi belles et nous ne nous attendions pas à ces paysages accidentés sur la côte sud.

Mandal
Mandal

Nous arrivons à Mandal, ville balnéaire où il y a beaucoup de monde. Cela ne nous incite pas à nous y arrêter mais nous avons quand même le temps de voir de jolies maisons construites le long de la mer.

Aire privée près de Fidje
Aire privée près de Fidje

Nous continuons ces petites routes où on se croise difficilement, mais heureusement, il n'y a pas beaucoup de circulation.

Au détour d'un virage, près de Fidje, nous tombons sur une aire privée de 5 emplacements et nous décidons d'y rester pour la nuit.

On est au bord d'un fjord, près d'une petite plage et d'un embarcadère où sont amarrés de petits bateaux.

Autour de nous il y a de nombreuses maisons de vacances disséminées dans les arbres.

 

Nous avons fait 122 km aujourd'hui. (Total 17.099). Aire privée de Fidje (N58.07203, E7.68688, payant).


Jeudi 5 août 2010

– Temps nuageux, pluie en soirée, 20°.

 

Il a bien plu cette nuit et nous avons un peu craint pour la sortie car le terrain était herbeux.

Ici, en Norvège, les terrains sont souvent spongieux et il vaut mieux ne pas y mettre les roues, surtout après la pluie.

Après cette nuit arrosée, mais calme, nous partons, finalement sans encombres, en direction de Kristiansand, toujours en suivant la côte au plus près.

Le temps est gris mais il ne pleut plus. Le soleil fait même de timides apparitions.

Grand port pour les ferries principalement en provenance du Danemark, Kristiansand n'a pas beaucoup d'attraits. Nous avons parcouru ses rues en CC et nous n'y avons trouvé aucun charme.

C'est une grande ville avec ses rues commerçantes se coupant à angle droit. Seul un petit coin du port nous a paru intéressant.

Fini pour la mer et pour la pêche! (quoique vers Oslo il y a encore des fjords...). Nous remontons vers le nord par la Route 9 qui suit la Setesdal, vallée de l'Otra.

Le fleuve est tantôt une rivière calme, s'élargissant en paisibles lacs, tantôt un torrent tumultueux aux rapides puissants qui font le bonheur des adeptes du rafting.

La vallée est jalonnée de petits villages qui possèdent chacun une belle église octogonale et dans les prés on peut voir de temps en temps un stabbur, construction en bois montée sur de courts piliers de pierres et destinée à garder les récoltes.

parking de la station de Borsæ
parking de la station de Borsæ

A Hylestad nous repérons la bibliothèque municipale et tentons une connexion internet. Ça marche! On met le blog à jour.

A Rotemo nous bifurquons sur la route 45 qui grimpe allègrement. Nous arrivons dans le Telemark.

Il se met à pleuvoir.

Sur le plateau nous croisons des parkings de ski où le stationnement est interdit de 0 à 6h!

Enfin nous trouvons le parking de la station de Borsæ, en retrait de la route, et sans panneau d'interdiction. Un CC allemand y est déjà et nous le rejoignons pour la nuit. Nous sommes à 800 m d'altitude.

 

Nous avons fait 242 km aujourd'hui. (Total 17.341). Parking de la station de Borsæ (N59.35675, E7.75548, gratuit)


Vendredi 6 août 2010

 – Temps nuageux, puis ensoleillé, 22°.

 

C'était si calme cette nuit que nous nous sommes réveillés à... 9 heures!

 

Nous prenons la route en direction de l'église en bois debout de Eidsborg.

Elle est belle mais fermée. Ça tombe bien car on n'avait pas l'intention de la visiter. Un détail attire notre attention: ce sont de vieilles pierres tombales, appuyées aux murs de l'église et qui sont formées d'un bloc de pierre tout en hauteur, d'environ 1 m de hauteur et 20 cm de largeur.

lac Nisser
lac Nisser

Nous poursuivons par la E134 puis la route 41 qui suit le lac Nisser.

Il est bordé de nombreuses et belles plages désertes. Et dire qu'on est au mois d'août et que chez nous les plages grouillent de monde!

Nous arrivons à Tveitsund où se déroule un festival local qui semble être centré sur la vache. L'ambiance est festive mais ça ne fait que commencer.

Nous déjeunons sur un parking en bordure du lac puis nous ne nous attardons pas, n'ayant pas l'intention de participer aux réjouissances.

De plus on est vendredi et nous savons que les week-ends en Scandinavie sont propices aux débordements. On cherchera un endroit plus calme pour la nuit.

On prend ensuite la route 358 bordée par des stations de ski et de nombreux chalets, puis la 38 pour nous rendre à Drangedal où nous faisons les services et le plein de GO.

La route 302 nous conduit ensuite à Lunde, puis aux écluses de Vrangfoss (Vrangfoss-sluser) près de Ulefoss.

Le parking est calme et nous convient pour passer la nuit... seuls.

 

Nous avons fait 215 km aujourd'hui. (Total 17.556). (N59.30078, E9.20351, gratuit)


Samedi 7 août 2010

 – Temps ensoleillé, 23°.

 

Encore une nuit calme.

Nous partons vers 10 h 15 en direction de Heddal.

Sur la route nous croisons un cheval caractéristique de Norvège: le fjording, très doux et apprécié par les enfants.

Sa crinière taillée en brosse est remarquable: blonde avec une ligne noire au milieu.

Ça faisait un moment qu'on voulait en voir un alors on s'arrête et on prend des photos.

A Heddal nous visitons l'église en bois debout qui est très belle. Dans notre classement des églises que nous avons vues (8 ou 10) elle arrive en 2ème position après Borgund.

Alors que nous sommes en train de faire des photos de l'extérieur, une couleuvre d'un mètre environ passe devant nous et disparait entre les pierres du mur de clôture.

Pas le temps de la photographier tant la surprise est grande!

Stavkirke d'Heddal
Stavkirke d'Heddal

Nous comptons déjeuner à Notodden sur un parking au bord du lac, signalé par plusieurs Ccaristes.

Nous devons changer nos projets en arrivant sur place car il est occupé par une foule de campeurs, caravaniers et Ccaristes venus faire la fête ce week-end.

D'ailleurs chaque recoin de la ville est envahi par des campeurs. Le centre ville est fermé à la circulation, des animations, des stands, des manèges sont installés partout.

Nous passons rapidement notre chemin et nous nous arrêtons quelques kilomètres plus loin, sur une aire de pique-nique, pour déjeuner.

Nous continuons ensuite la E 134 jusqu'à Kongsberg, ancienne ville minière où on extrayait de l'argent.

Nous avons l'intention de visiter l'église de l'époque minière.

En effet nous devions visiter celle de Røros, construite selon le même modèle social, mais elle était fermée pour cause de travaux.

Arrivés à l'entrée nous constatons qu'il y a un mariage et l'église est momentanément fermée au public.

Le mariage se termine justement ce qui nous permet de voir une cérémonie norvégienne.

Pas très différente de chez nous, la mariée porte une belle robe longue, le marié un costume gris et une belle vieille voiture les attend à la sortie. Une grosse différence tout de même: il y a très peu de monde, peut-être une vingtaine de personnes.

Nous attendons que la sortie se fasse, en compagnie d'un groupe d'allemands venus visiter l'église aussi. Nous en profitons pour nous faufiler et pendant que leur guide fournit ses explications dans la langue de Goethe, nous arpentons l'église de haut en bas.

aire de pique-nique sur la route 40
aire de pique-nique sur la route 40

Nous ne sommes plus loin d'Oslo mais nous ne voulons pas y arriver trop tard dans la journée, aussi nous cherchons un coin pour la nuit.

C'est à 7 km au nord de Kongsberg, sur la route 40 que nous trouvons une aire de pique-nique un peu en retrait de la route et près d'un lac. Nous y passons la nuit.

 

Nous avons fait 123 km aujourd'hui. (Total 17.679). Aire de pique-nique sur la route 40 (N59.72207, E9.59221, gratuit)


Dimanche 8 août 2010

– Temps ensoleillé, 24°.

 

 

Nuit calme une fois de plus.

Nous partons vers 10 h en direction d'Oslo que nous atteignons vers 11 h 30.

Nous allons directement à l'aire pour CC située à Sjølyst marina sur la presqu'ile de Bygdøy

A peine installés nous partons à la découverte d'Oslo.

L'arrêt des bus est à une centaine de mètres et le bus n°31 nous emmène rapidement au centre ville.

Nous empruntons la rue principale puis nous visitons la cathédrale.

Il fait beau aussi nous profitons de rester à flâner dans les rues. Elles sont assez désertes au début et s'emplissent de monde au fur et à mesure que la journée s'avance et que nous nous dirigeons vers le port. Là c'est la foule!

Il y a une fête organisée avec des stands, un podium avec des musiciens, du bruit, de la musique, des odeurs...

Nous voulons visiter l'hôtel de ville mais il est fermé le dimanche.

Nous quittons la fête pour aller sur Aker Brygge qui est le quai où les habitants d'Oslo aiment à déambuler et qui est bordé de terrasses de cafés et de restaurants.

Nous y mangeons une pizza (on ne prend pas de risques!) en regardant les gens passer.

Nous regagnons tranquillement la station de bus en continuant notre promenade et vers 18 h nous sommes de retour au CC.

Soirée paisible sur le port de Bygdøy
Soirée paisible sur le port de Bygdøy

Il fait toujours beau et nous sortons la table et les chaises. Pour la 1ère fois depuis notre départ, ce soir nous mangeons dehors.

L'aire est située en bordure du port et nous passons notre soirée à regarder les manœuvres des plaisanciers qui rentrent en cette fin de week-end.

 

Nous avons fait 92 km aujourd'hui. (Total 17.771). Aire de Bygdøy (E10.67678, N59.91924, payant).


Lundi 9 août 2010

 – Temps chaud et couvert, pluie en soirée, 28°.

 

Pour une aire de ville, la nuit a été calme.

Nous partons à 10 h pour le parc Vigeland.

C'est un grand parc au cœur d'Oslo où sont exposées les statues de Gustav Vigeland. Elles représentent toutes des hommes, des femmes et des enfants, nus, dans les différentes expressions de la vie.

Ce sont 758 personnages qui sont mis en scène dans ce grand jardin. C'est fabuleux de réalisme et de tendresse.

tremplin de saut à ski d'Holmenkollen
tremplin de saut à ski d'Holmenkollen

Nous passons plus d'une heure et demie dans ce décor, puis nous allons voir le tremplin de saut à ski d'Holmenkollen, en cours de reconstruction.

Les sensations sont différentes, mais c'est impressionnant aussi.

Nous déjeunons sur le parking du tremplin, puis nous quittons Oslo pour rejoindre la frontière suédoise.

Musée sur le flottage du bois à Fetsund
Musée sur le flottage du bois à Fetsund

La route est tracée au milieu d'un paysage agricole que nous n'avions pas l'habitude de voir en Norvège.

Nous nous arrêtons à Fetsund où il y a un musée sur le flottage du bois dans la rivière Glomma.

Ensuite nous nous mettons à la recherche d'un endroit pour la nuit, mais nous ne trouvons rien avant Morokulien à la frontière suédoise.

 

Parking de Morokulien
Parking de Morokulien

Un peu avant la douane, un grand parking nous accueille pour la nuit.

Nous pensions y passer notre dernière nuit norvégienne, mais une visite à la station-service voisine nous apprend que ce parking est déjà territorialement en Suède. C'était donc hier à Oslo que nous avons passé cette dernière nuit.

On est entré en Norvège le 9 juin et on en sort le 9 août, soit juste 2 mois.

Ça commence à sentir la fin du voyage...

 

Nous avons fait 179 km aujourd'hui. (Total 17.950). Aire de Morokulien, Suède (N59.93023, E12.24119, gratuit).